Phobies : quand la réaction est disproportionnée

Publié le 8 janvier 2026 à 17:26
Phobies : quand la réaction est disproportionnée

Les phobies sont souvent difficiles à comprendre, autant pour la personne qui les vit que pour son entourage.
La réaction semble excessive, irrationnelle, parfois même incompréhensible.

Et pourtant, pour la personne concernée, la peur est bien réelle.


Quand la peur prend toute la place

Une phobie se manifeste par une réaction intense face à un objet, une situation ou un contexte précis :
avion, conduite, foule, animaux, espaces clos, soins médicaux…

La personne sait souvent que le danger est faible, voire inexistant.
Mais le corps réagit malgré tout, comme s’il faisait face à une menace immédiate.


Pourquoi la réaction est-elle si forte ?

Dans une phobie, ce n’est pas la situation présente qui est réellement en cause, mais ce qu’elle réactive.
Le système émotionnel associe inconsciemment un élément du présent à une expérience passée vécue comme menaçante.

La réaction est alors automatique, rapide, incontrôlable, et échappe à la logique rationnelle.


Comprendre ne suffit pas à faire disparaître la phobie

Beaucoup de personnes atteintes de phobies ont déjà essayé de se raisonner, de se forcer, de s’exposer.
Parfois, cela fonctionne temporairement.
Souvent, la peur revient.

Ce n’est pas un manque de volonté, mais le signe que la phobie est inscrite à un niveau émotionnel plus profond.


Quand la peur peut s’apaiser

Lorsque l’on travaille sur l’origine émotionnelle de la phobie, la réaction peut progressivement perdre en intensité.
Le système intérieur apprend que le danger n’est plus actuel.

La peur ne disparaît pas toujours d’un coup, mais elle cesse de prendre toute la place.


En conclusion

Une phobie n’est ni une faiblesse ni une exagération.
C’est une réponse de protection qui s’est figée dans le temps.

Lorsque cette réponse peut être réajustée, la personne retrouve plus de liberté et de sécurité dans son quotidien.